jeudi 26 janvier 2012

De la certification à la déclaration environnementale en passant par l’autodéclaration

Communiquer son engagement en développement durable à ses parties prenantes peut se faire de différentes façons. Il importe pour une entreprise de faire un choix éclairé sur le mode de communication choisi, en évitant à tout prix l’écoblanchiment aussi connu sous le terme greenwashing.

Les stratégies de communication peuvent être réparties en trois catégories principales : la certification, l’autodéclaration et la déclaration environnementale.

L’autodéclaration consiste à donner une information sans qu’elle soit validée par une tierce partie neutre. Par exemple, l’addition d’un logo de recyclabilité contenant un numéro permettant d’identifier le type de plastique utilisé pour un produit relève de l’autodéclaration puisqu’on se fie à la bonne volonté du fabricant de fournir une donnée juste, sans contre-vérification.

La certification passe par l’utilisation d’un label ne transmettant pas de résultats concrets, mais répondant à des critères de performance vérifiés par un certificateur indépendant. Le logo EnergyStar en est un bon exemple.

Enfin, la déclaration environnementale est la transmission de données quantifiées à l’aide de paramètres déterminés. L’embauche de spécialistes réalisant une analyse de cycle de vie d’un produit pourrait être une façon d’obtenir des données environnementales rigoureuses.

Cette catégorisation des stratégies de communication se colle aux types de labels identifiés par la série de norme ISO 14020.

Pour plus d’information sur le sujet et sur les certifications environnementales utilisées au Québec, visitez le site Certification-Québec mis sur pied par Éco-Coop.

mardi 17 janvier 2012

Prendre le virage du DD ou en payer le prix

Les valeurs profondes et l'articulation d'une vision à long terme intégrant le développement durable sont les véritables moteurs d'une entreprise réellement durable.

Certaines entreprises n'hésitent pas à repenser le modèle traditionnel pour s'assurer que leur vision ne soit pas modifiée en cours de route par des impératifs économiques souvent jugés prioritaires. C'est le cas de Patagonia et de son changement de statut légal. Le 3 janvier dernier, elle devenait la première en Californie à adopter le statut de Benefit Corporation.

D'autres entreprises semblent pendant ce temps ignorer le développement durable au point où leur image est de plus en plus ternie par leur modèle d'affaires décrié publiquement par la population. Voyez les cas de Barclays, Freeport, Samsung, Syngenta, Vale et Tepco nominés cette année au Public Eye Awards.

Tout cela est matière à réflexion!

jeudi 12 janvier 2012

La santé et sécurité au travail fait partie du développement durable!

Alors que le développement durable en entreprise est souvent associé à la réduction des impacts environnementaux, la santé et sécurité au travail est également un critère de durabilité. L’excellence en santé et sécurité est sans l’ombre d’un doute un élément clé pour une main-d’œuvre demeurant productive à long terme et moins volatile (départ des employés ou absence liée à la maladie).

Un des aspects souvent négligé dans ce domaine est l’ergonomie des postes de travail. Lorsque la même posture est maintenue sur de longues périodes ou que des gestes répétitifs sont exigés, des mesures de prévention sont à prendre.

Dans le cas des employés de bureau travaillant à l’ordinateur, les maux de dos ou tendinites peuvent souvent être prévenus par l’aménagement adéquat du poste de travail.

Le document Conseils ergonomiques : le travail à l’ordinateur publié sur le site Internet de la CSST présente d’ailleurs, de façon simple, les bonnes pratiques à ce niveau. 

mardi 20 décembre 2011

Voeux pour le temps des fêtes!

Les SADC de l'Estrie vous souhaitent un joyeux noël et une année 2012 remplie de succès!

Que 2012 soit une année marquée par le développement durable!

jeudi 15 décembre 2011

Des programmes financiers adaptés à tous les besoins

À l’approche du temps des fêtes, voilà qu’il est opportun de discuter de potentiels cadeaux de Noël que les entreprises peuvent toucher en mettant en œuvre des projets environnementaux. Ceux-ci passent par l’obtention de subventions ou de prêts. Il peut être effectivement difficile pour une entreprise de réaliser des projets environnementaux d’envergure par manque de liquidités. Voici quelques pistes pour obtenir du financement.

Sur le territoire de la MRC du Haut-Saint-François, la SADC offre depuis 2009 l’ÉcoPrêt PME, un prêt spécialement dédié à la réalisation de projets verts. Les projets d’assainissement de l’air et de l’eau, de gestion des matières résiduelles, d’économie et de production d’énergie, de transport et d’écoconception sont des exemples de projets financés à l’aide de cet outil. Pour de plus amples détails, consultez le site suivant : www.sadchsf.qc.ca/financement.html#ecopretpme

D’autre part, un outil extrêmement intéressant a été produit par nos collègues de la SADC des Laurentides. Il s’agit du Répertoire des programmes financiers et des services-conseils en développement durable. Cet outil répertorie, en date de juillet 2011, toutes les subventions environnementales qu’une organisation peut toucher lors de la réalisation de projets. Vous pouvez le consulter en cliquant sur le lien suivant.

Parmi les différentes organisations qui se trouvent dans ce répertoire, citons Recyc-Québec qui offre du financement à toutes les entreprises désirant améliorer leur performance en gestion des matières résiduelles. Le programme Performance ICI détient une enveloppe de 10 millions de dollars. Toutes les entreprises qui cherchent un soutien pour améliorer leur performance en gestion des matières résiduelles ou qui désirent acquérir des équipements liés à cette gestion peuvent en faire la demande. Cinquante pour cent (50 %) des coûts pourront être remboursés : http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/programmes-services/performance.asp

D’ailleurs, si vous désirez avoir une reconnaissance pour votre gestion des matières résiduelles exemplaire, ce même organisme remet annuellement des certificats aux entreprises s’étant démarquées dans ce domaine : www.recyc-quebec.gouv.qc.ca

Si vous désirez avoir de l’aide supplémentaire ou si vous avez des questions sur les différents programmes, n’hésitez pas à contacter vos conseillers en développement durable des SADC de l’Estrie.

mardi 6 décembre 2011

La SOGHU, un acteur clé pour bien gérer vos huiles usées

La Société de gestion des huiles usagées (SOHGU) est un organisme à but non lucratif visant à mettre en œuvre un système de récupération au nom des entreprises mettant sur le marché des huiles et/ou filtres. Ces entreprises ont par ailleurs l’obligation légale de gérer leur propre programme ou de se joindre à une société reconnue par Recyc-Québec, comme c’est le cas pour la SOGHU.

Le site Internet de la SOGHU est une mine d’information pour les entreprises ou les particuliers souhaitant se départir de ses huiles usées ou de ses filtres. On y retrouve notamment une liste d’endroits où déposer ces produits ou, pour les plus grandes quantités, des entreprises pouvant les cueillir et les traiter de façon responsable.

En faisant affaire avec un récupérateur reconnu par la SOGHU, vous vous assurez que vos huiles ne se retrouveront pas dans le cours d’eau le plus près. Cependant, d’autres entreprises de ce secteur peuvent transporter, entreposer et traiter les huiles en respectant les lois et règlements environnementaux sans nécessairement se retrouver sur les listes fournies par la SOGHU. Si vous souhaitez faire affaire avec l’une de celles-ci, confirmer qu’ils ont de bonnes pratiques en communiquant avec des représentants du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP).

Le site Internet de la SOGHU : www.soghu.com

Les coordonnées du bureau régional du MDDEP (Sherbrooke) :
Téléphone : 819 820-3882
Courriel : estrie@mddep.gouv.qc.ca

mardi 29 novembre 2011

Comment garder la motivation de vos employés envers le développement durable?

Un des plus grands défis lorsque vous intégrez le développement durable (DD) au cadre de gestion de votre entreprise est certainement de motiver vos troupes.

L’une des façons de le faire est de les impliquer dès le début, lors de l’établissement des objectifs de la démarche. Par la suite, trouver un leader sensible à la cause pour porter le projet s’avère une stratégie gagnante.

Une autre façon originale de motiver votre équipe serait de lancer un concours à l’interne entre les différents départements de votre entreprise. Celui qui diminuera le plus sa consommation d’énergie, sa consommation de papier ou qui adoptera le plus de comportements responsables se verra offrir une récompense.

En fait, il s’agit simplement de faire profiter vos employés des économies d’argent que le projet en DD permet de réaliser. Si la valeur du prix est proportionnellement liée aux économies réalisées, la motivation en sera d’autant plus grande.

Une autre stratégie pour rallier les employés, est d’utiliser ou de développer vos réseaux de communication internes (journal interne, babillard, talons de paie, courriel, etc.). Un rappel périodique des objectifs à atteindre et des mesures incluses dans le plan d’action de l’entreprise peut être un complément efficace.

Enfin, rien ne vaut une séance de sensibilisation pour faire adopter un projet d’une telle envergure. Certains membres de l’équipe peuvent être réticents aux changements s’ils ne connaissent pas les réels tenants et aboutissants de la démarche. Des formations ou séances de sensibilisation leur permettront de mieux saisir la portée de ce projet et le cadre dans lequel il s’inscrit pour l’organisation.

Ultimement, ces mesures permettront à l’entreprise d’augmenter les chances de succès de sa démarche en développement durable.